Poésie et Littérature

Cameroun mon père - Par André Ekama

le peuple te regarde et voudrait que tu parles
sur son sort,
le peuple veut que tu marches non sur tes contours
triangulaires mais que tu regardes tout droit
devant et que tu comprennes que sans ce peuple,
ta survie est éphémère.
Cameroun parfois je t’identifie a un individu.
Je me demande si tu opères dans la logique de
mes pensées ou plutôt tu en as une autre
que je ne maîtrise point.
Cameroun si exigeant que je suis,
je voudrais que tu sois cette âme de sagesse
et que tu ne laisses point à ton regard
des visages tous ridés par la détresse.
Mais que tu raffermis ce peuple qui t’a choisi
des bonnes choses.

Sans rêves il n’y a pas vie mais
que je ne tombe pas trop dans le goût
d’un miracle qui proviendrait de ta volonté.
Comprends enfin cher Cameroun qu’en me berçant
bien, je resterais à tes côtés.

N’as tu pas honte de me voir dans d’autres
cieux?
N’as tu pas honte de me voir végéter dans
des côtes pour me distancer de la rive
qui nous ressemble?
O mon père Cameroun, je sais que tu es
plus père que mère.
Si tu étais mère, j’aurais bu de ton sein
sans trop me plaindre et apaiser la soif
de mes pensées.
Mon grand Cameroun à la posture unique
dans ce monde de courbatures,
laisses moi te ressembler dans ton genre
de beauté de forme.

Avec toi je vais puiser le grain pour
redonner du pain à tous ceux qui nous entourent.
M’acceptes tu ainsi sous ton toit?

Cameroun, tu m’as donné l’expression mais
donne qui me manquait. Si tu me laisses
donc te dire ce que j’attends de toi,
acceptes moi comme je suis: cet oiseau qui
vole plus bas et revoit tes contours,
du Nord et au Sud.

Cameroun avec toi je changerai et
ferai de nous deux cette perle debout
au regard du soleil.

MandelaPar André Ekama

A Muanda, A Muanda!
La Grandeur de l’Afrique,
c’est sa tradition et le respect
des plus vieux.
Vieux dignes de tout respect.
Et oui tu l’es si bien
incontestablement,
majesté !
tu l’es si bien par nature
et par esprit conciliant.
Toi cet illustre Africain,
ce sage d’Afrique à
la silhouette souriante,
aux yeux d’espoir
baignés de toute
sobreté.
Patriarche,
aux allures modestes,
panthéon vivant
pour nous jeunes
noirs du monde
en quête d’idéal.
Rien ne saurait décrire
cette imagination donc
tu a fais montre jusqu’à
ce jour,
rien ne saurait ébranler
ta fermeté pour ce continent
que tu as nourri d’espoir,
et admire sans cesse.
Ta force, ton esprit luminescent
ornent toutes tes œuvres pour cette
Afrique là.
Majestée, Président,
Ou encore quel titre
Honorifique,
Tu es simplement l’Homme
unique en son genre,
d’une particularité sans
complaisance.
Tolérant et conciliateur.
Prestige d’un Continent
entier, grande admiration
du monde.
O Mandela, octagenaire
tu l’es devenu sans
fatigue de mémoire.
Demeures ainsi cette
Etoile pour nous jeunes
Africains,
O Mandela, notre amour
pour toi est si grand.
A Muanda, A Muanda
C’est l’Afrique entière qui
chante ce jour pour
toi : quatre fois vingt puis cinq années
de vie et plus encore
Mandela, Patriarche
quinze ans et plus sont
à ta portée comme
tu l’as attendu 27 ans
durant dans les méandres
carcéraux sans dégoût
mais ardeur
et vigilance.
Walk over the century Mr. Mandela
We thank You for all.

Mère AfricainePar Lisa Kobla-Andela

Ô toi mère que j’ aime tant
Que j’ai mal
Mal de voir tes épaules se vôuter sous le poid des ans
Mal de découvrir tes premiers cheveux blancs
Mal de lire cette révolte à jamais refoulé
    au fond de tes yeux
De toutes ces annés passées à te contenter de peu
De toutes ces annés de tristesse, d’angoisse, de frustration, de peur et d’humiliation
      à laver, sécher, piler, puissser, cultiver, récolter, cuire

Ô toi mère que j’aime tant
Que j’ai mal
Mal de t’entendre pleurer au petit matin
Sur cette vie passé trop vite
Que tu as sacrifier pour le bonheur des tiens
Sans chercher à influencer les voies de ton destin

Que j’ai mal
Ô toi mère que j’aime tant
Que j’ai mal
De te voir au sommet de ta vie faible comme un enfant

NOIRPar Lisa Kobla-Andela

Noir d’Afrique et d’ Ailleurs
de par les ténèbres et la peur
tu fûs de tout les voyages
au dela des frontières et des âges

Noir
ciré et d’ébène
tu fûs de tout temps synonyme de peine
d’arrogance et de haine

Noir, Noiratre, Noireau, Negro
de ta peau
nacquis bien des mots
acronyme de maux

Noir
sans lumière
infini, ténèbre et démons
diable et magie
qui es-tu ?
Sans rayonnement ?

2 réponses vers «Poésie et Littérature»

  1. Ekama dit :

    tres beau poeme dedie aux meres africaines dans leur combat quotidien pour l’education de leurs enfants.
    Andre

  2. Adjibi dit :

    Sublime, Emouvant!!!
    Bravo l’artiste

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